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L'étau se resserre autour de suzukii

Les fruits cultivés en plein champs et en tunnels font face à des dégâts de plus en plus importants dûs à Drosophila suzukii, un ravageur invasif qui affecte un nombre croissant de producteurs de fruits européens et américains. Biobest a été la première société de lutte biologique à développer et à commercialiser un système de piégeage pour ce ravageur, pour lequel de nombreuses études indépendantes ont démontré qu'il était l'outil de surveillance le plus efficace. Dans le même temps, Biobest a également travaillé dur pour être la première à trouver une solution de lutte biologique efficace. Après des années de criblage d'ennemis naturels indigènes, la guêpe parasite Trichopria drosophilae a été identifiée comme étant un excellent candidat.

Depuis quelques années, les producteurs de petits fruits et les vignerons de l'Europe entière doivent faire face à une nouvelle menace: la mouche du vinaigre Drosophila suzukii. Cet insecte ravageur asiatique est un cousin de notre mouche européenne du vinaigre ou de la banane, mais il cause beaucoup plus de dégâts. Il a d'abord envahi le Sud de l'Europe, mais il s'est rapidement répandu sur l'ensemble du continent. Les pertes de rendement annuelles se comptent par millions.

Un des problèmes spécifiques à suzukii est que la femelle pond ses œufs à l'intérieur du fruit mûr. Cela signifie que les dégâts aux cultures peuvent être extrêmement sévères et que les larves sont également difficiles à contrôler avec des pesticides ou avec des prédateurs naturels.  A l'heure actuelle, il existe sur le marché différents systèmes pour la détection et le piégeage des adultes.  Au début de cette année, lors de la conférence Phytoma à Valence, un groupe d'experts indépendants a jugé le Droso Trap™ de Biobest comme la meilleure option pour piéger suzukii.

Dans le même temps, le département de recherche et de développement (R&D) de Biobest a effectué des recherches approfondies afin d'identifier une stratégie de lutte biologique contre Drosophila suzukii. Des guêpes parasites indigènes ont fait l'objet de cette recherche qui a duré plus de deux ans. Après un criblage intensif, six guêpes différentes ont été identifiées par Biobest. “Le problème avec de nombreuses guêpes parasites indigènes, c'est que suzukii est capable d'encapsuler les œufs ou les larves des guêpes, de sorte qu'ils ne puissent pas éclore,” dit Felix Wäckers, directeur R&D chez Biobest. “Mais le chercheur travaillant dans le cadre de ce projet a trouvé une espèce qui est à l'abri de cette encapsulation et qui réussit facilement à se développer tant sur ce ravageur invasif que sur les mouches du vinaigre indigènes.”

“Nous avons testé plusieurs souches de Trichopria,” dit Wäckers. “Basé sur de nombreux essais en laboratoire, nous avons sélectionné la souche qui a montré le plus haut niveau de parasitisme. En outre, nous avons développé une méthode unique pour la production en masse efficace de l'insecte auxiliaire.”

A l'heure actuelle, nous menons des essais de terrain à grande échelle en Belgique, en France et en Italie et les résultats sont attendus pour la fin de cette année. “Sur la base de ces résultats, nous allons pouvoir déterminer le potentiel de Trichopria dans des conditions commerciales. Nous sommes conscients que les producteurs de fruits et les vignerons attendent avec impatience une solution biologique à ce problème. Nous travaillons dur pour être pionniers dans ce domaine” dit Wäckers.

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